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Catégorie : Actualités

Écrire pour les libérer.

Actualités – Prisonniers politiques Sarahouis détenus au Maroc.

Actualités – Le Sahara occidental, situé au Nord – Ouest du continent africain, entre Maroc et Mauritanie, n’existe pas en tant qu’Etat indépendant ! C’est en effet la dernière colonie en Afrique. D’abord colonie espagnole, elle est depuis 1976, occupée par le Maroc qui prétend y être souverain. Et pourtant la RASD existe, République sahraouie démocratique proclamée le 27 février 1976, dont l’administration et la population sont principalement établies en Algérie et sur une partie du Sahara occidental libéré.

Cette citoyenneté ne peut s’exprimer publiquement dans la partie occupée par le Maroc ! Appeler à l’autodétermination vous envoie directement en prison pour atteinte à l’intégrité territoriale du royaume.

Alors pas d’hésitation devenez marraine ou parrain et suivez sur le site les conditions proposées pour écrire et vous informer régulièrement de leur situation.

Des Nouvelles… – Mohamed Hassana Ahmed Salem Bourial

Mohamed Bourial, prisonnier politique Sahraoui, membre du groupe de Gdeim Izik et condamné à 30 ans de prison, est détenu à la prison de Tiflet2 depuis Mars 2018 ; celle-ci est située à 1300 km de sa famille au Sahara occidental. En plus des tortures qu’il a subies lors de ses interrogatoires par la police marocaine peu après son arrestation en 2010, il n’a cessé d’être harcelé et maltraité au sein des différentes prisons où il a été détenu. A Tiflet2, il est placé à l’isolement, privé de visite, dans un état de santé précaire qui n’est pas pris en compte par les autorités pénitentiaires.

Pour protester contre son éloignement du Sahara occidental, de ses mauvaises conditions de détention et le manque de soin, la famille de Mohamed Bourial a déposé une requête devant le Comité contre la torture de l’ONU en novembre 2018

Mohamed a entamé une grève de la faim illimitée le 20 mars 2019 pour demander son transfert dans une prison proche de sa famille et de meilleures conditions de détention. Dans un premier temps, la direction pénitentiaire l’a privé d’eau ; sa santé s’est encore détériorée, mais il a tenu bon.

Il a finalement suspendu sa grève de la faim le 18 avril sur la promesse qu’il sera transféré cet été dans une prison proche de sa famille.

En savoir plus : Preso político saharaui Mohamed Bourial suspende huelga de hambre después de 30 días –

M’Barek Daoudi été libéré le 28 mars 2019

Mbarek Daoudia a été libéré le 28 mars 2019 de la prison de Bouzakarn (Maroc). Le groupe de travail de l’ONU sur les détentions arbitraires a demandé en août 2018 sa libération immédiate.


Lettre ouverte au Ministre de la Justice du Royaume du Maroc S.E.M. Mohamed Aujjar

ONGs – Groupe de Soutien de Genève pour la Protection et la Promotion des Droits de l’Homme au Sahara occidental


France Info – 29 mars 2019 – Le Maroc relâche un défenseur des droits de l’Homme sahraoui après 5 ans de détention arbitraire – Par Alain Chémali

Claude Mangin, une «femme courage» au service des droits du peuple sahraoui

Le Festival Cinéma et droits de l’homme* de Toulouse et Région midi Pyrénées a inscrit dans son programme de janvier 2019 une cause très oubliée, celle du peuple sahraoui: 3 soirées avec film et débat autour du documentaire, «Dis-leur que j’existe-une histoire sahraouie» de Manue Mosset, à Toulouse, Lavelanet et Tarbes et aussi une exposition de photos de Maurice Cuquel à «l’Espace diversités et laïcité» de Toulouse intitulée «Retour sur terre» sur les conditions de vie du peuple sahraoui de la République Arabe Sahraouie en exil dans les Campements de réfugiés près de Tindouf dans le Sud Ouest algérien. Les 3 soirées étaient organisées avec le soutien de l’ACAT.

Pour ces événements, une invitée remarquable, Claude Mangin, l’épouse de Naâma Asfari, militant sahraoui pacifique, défenseur des droits humains, emprisonné au Maroc. A l’Espace des diversités, Claude témoigne devant le public présent, représentants des associations, 2 élues de la Mairie de Toulouse et du Conseil régional, ainsi qu’un responsable d’une association sahraouie et de sa famille. Le documentaire a été présenté au cinéma Le Cratère. Antony Jean, photographe et vidéaste originaire de la région était présent. Ses images ont été à l’origine de ce film. Son témoignage a été percutant: Il était présent lors du plus grand rassemblement pacifique de protestation de Gdeim izik installé à 10 km de Laayoune capitale du Sahara occidental occupé par le Maroc. Ce Campement de la dignité a réunit plus de 20 000 Sahraouis dans 8000 tentes en octobre- novembre 2010. Il raconte la lutte de son mari, militant pacifique, emprisonné depuis novembre 2010 avec 23 autres pour un crime qu’ils ne peuvent avoir commis. L’assassinat présumé de 11 membres des forces armées marocaines lors de l’attaque du Camp de Gdeim Izik par l’armée marocaine a eu lieu le lendemain de son arrestation dans une maison d’un ami à Laayoune, le 7 novembre! Ils subissent alors des tortures, sont contraints à des aveux forcés et transférés à la prison de Salé près de Rabat. En 2013, ces 24 civils sont jugés par un tribunal militaire lors un procès inéquitable: Naâma Asfari est condamné à 30 ans de prison et les autres à des peines allant de 20 ans à perpétuité. Après un arrêt de la Cour de cassation marocaine en 2016 un nouveau procès en Appel a eu lieu à Rabat devant une cour civile. Les mêmes peines ont été prononcées après 7 mois de procès sans plus de preuves. A l’issue de ce procès, représailles et vengeance se sont abattues sur le groupe qui a été dispersé dans 7 prisons du royaume en contrevenant au Droit International Humanitaire des Conventions de Genève, le droit de la guerre auquel adhèrent Maroc et Polisario qui stipule qu’ils devraient être incarcérés près de leurs familles en Territoire occupé du Sahara Occidental. Le droit de visite aux familles qui viennent de si loin est très limité ainsi que l’accès aux soins, à la promenade et au téléphone de la prison.

A cause de son engagement, Claude Mangin a elle été interdite de visite pendant 2 ans et demi et vient seulement être autorisée à revoir son mari, à la suite de sa grève de la faim observée durant 30 jours en avril 2018. Naâma Asfari a reçu le prix 2017 des droits de l’homme décerné par la Fondation ACAT pour la dignité humaine en janvier 2018. Le Comité contre la Torture de l’ONU à Genève a condamné le Maroc pour la 1ère fois pour fait de tortures sur Naâma en décembre 2016. Cette condamnation demandait au Maroc de le libérer, de juger ses tortionnaires et de ne pas faire subir de représailles sur lui et sa famille.

Un bref rappel historique: le peuple sahraoui se bat pour sa terre depuis le départ de l’Espagne en 1976 de son ancienne colonie le Rio de Oro, disputée entre le Maroc et la Mauritanie. Une partie de la population a fui les bombardements aériens du Maroc et de son allié français et s’est réfugiée en Algérie où elle vit dans des Campements, dans des conditions très précaires, dans la région désertique de Tindouf. Ces Campements sont sous la responsabilité du HCR -Haut Commissariat aux Réfugiés de l’ONU et sont administrés par le Gouvernement de La RASD-République Arabe Sahraouie Démocratique en exil et le Front Polisario. L’autre partie de ce peuple restée au Sahara Occidental occupé militairement par le Maroc subit persécutions et discriminations de la part de l’administration coloniale, des forces de l’ordre et parfois des colons marocains installés massivement depuis 1976 pour exploiter illégalement les richesses du SO en particulier ressources halieutiques et phosphates. La construction par le Maroc soutenu par les ingénieurs français et israéliens d’un mur de sable de 2700 km, doublé de fossés anti-chars et renforcé par des mines anti-personnels divise le territoire et met en danger les populations et le travail de la mission de la Paix l’ONU, la MINURSO, créée en 1991 lors du cessez le feu signé par le Maroc et le Polisario pour superviser l’organisation d’un référendum d’autodétermination, jamais réalisé. Cependant le Maroc, toujours très lié à la France est sur la sellette, 2 arrêts de la Cour Européenne de Justice en décembre 2016 et février 2018, stipulent que le Sahara ne fait pas partie du Maroc et que les traités d’association pour les produits agricoles et la pêche ne sont pas applicables à ce territoire. Sous pression de l’ONU, le Maroc a accepté récemment de revenir à la table des négociations qui doivent reprendre en mars prochain avec le Polisario pour l’organisation du référendum d’autodétermination promis depuis 1991.

Françoise Laborde

* Le FCDH de Toulouse est organisé depuis 12 ans par un Collectif d’associations: Amnesty International, Les Amis du monde diplomatique, le CCFD-Terre solidaire, l’Ecole des droits de l’homme, Médecins sans frontières et Médecins de monde le coordinateur.


Pour plus d’infos: www.ouiso.eu site de l’Observatoire Universitaire International Sahara Occidental, pour soutenir les Sahraouis, une association: les Amis de la RASD qui organise des missions de Solidarité, l’accueil d’enfants sahraouis des Camps de réfugiés pendant l’été, le parrainage des prisonniers politiques… www.association-des-amis-de-la-rasd.org   www.ecrirepourlesliberer.com un facebook Les Amis de la République sahraouie, et le site de l’ACAT www.acatfrance


Les prisonniers politiques sahraouis au Maroc

Merci à l’association sahraouie des prisonniers politiques de nous avoir transmis ce long rapport qui éclaire avec précision la situation de tous les prisonniers que nous parrainons. C’est un très long texte, n’hésitez pas à prendre du temps pour en prendre connaissance. Leur isolement, leurs mauvaises conditions de vie nous obligent à s’adresser à eux de manière plus personnelle, le parrainage est un des moyens pour établir ce contact. Les courriers sont rarement transmis, les directeurs de prison bloquent, aussi plus nous serons nombreux à écrire plus les autorités marocaines devront respecter les Conventions que leur pays a signées.


LIRE Rapport annuel de la ligue pour la protection des prisonniers Sahraouis aux prisons marocain (PDF) – Rapport 2018 LPPS

Le leader étudiant sahraoui sera présenté devant le Juge d’instruction le 29 janvier

Samedi 26 janvier 2019  – Por un Sahara Libre

Lahoucine Amaadour (Husein Bachir Brahim en Sahraoui) sera présenté  au Juge d’instruction de Marrakech le 29 janvier. Le jeune homme a été expulsé des Iles Canaries le 17 janvier dernier après que sa demande d’asile lui soit refusée dans des circonstances encore non expliquées par les autorités espagnoles.  Dès son retour, il a été arrêté par les autorités marocaines et détenu actuellement dans la prison d’Oudaya près de Marrakech.

Qui est Lahoucine Amaadour / Husein Bachir Brahim?

Husein Bachir Brahim Saharaui est né le 3 janvier  1991 à Guelmin, ; il a passé son enfance à El Aaiun, capitale du Sahara occidental jusqu’à ce que sa famille parte vivre à Tan Tan.  Comme tous les Sahraouis, il porte un nom « marocain »,Lahoucine Amaadour, imposé par les autorités d’occupation ; c’est son nom officiel,  il figure sur tous les documents. Lire plus

Claude-Naama Asfari

Communiqué de presse – Un parloir de prison tant espéré

En ce début d’année 2019, Claude Mangin- Asfari a eu enfin la possibilité d’entrer au Maroc sans risquer d’être refoulée dès l’aéroport de Rabat. C’est pour elle, pour son époux Naama Asfari en prison pour 30 ans à Kénitra, c’est pour nous tous une très belle victoire sur l’intolérance et sur le non-respect des droits humains.

En effet, il a fallu 30 mois d’interdiction d’entrée au Maroc, 4 expulsions, 30 jours de grève de la faim et l’engagement de Monsieur le Ministre des Affaires étrangères devant l’Assemblée nationale, à la demande du Président de la République, pour obtenir ce droit élémentaire : rendre visite à son mari emprisonné.

Depuis son retour, nous avons reçu deux échos du Maroc.

Le premier est un texte de Naama Asfari, qui vaut d’être cité pour la portée de son message : « Cette décision de nous accorder ce droit de visite, nous l’accueillons comme un signe d’apaisement. Nous espérons que cette décision est guidée par une bonne volonté et qu’elle sera suivie de beaucoup d’autres actes qui dans un futur proche confirmeront cette volonté d’arrêter la politique de représailles systématiques et de vengeance que nous subissons depuis un an et demi. Nous espérons que c’est le début du respect de tous nos droits en tant que détenus de guerre (civils) et tout particulièrement celui de notre droit au transfert en Territoires occupés avant notre libération inconditionnelle.»

Le deuxième émane du site 360.ma, très proche du Makhzen – le pouvoir royal marocain –, qui annonce l’entrée de Claude Mangin au Maroc, mais semble aussitôt le regretter tant il la traite de manière odieuse. Pourtant, en dénonçant par le menu les engagements de conviction de Claude Mangin, cet organe de presse en vient à souligner l’importance des soutiens reçus par le Front Polisario et à reconnaître l’unité du peuple sahraoui où qu’il soit!

Une telle mobilisation de conviction, celle de Claude Mangin, de l’association des Amis de la RASD, de l’ACAT et de bien d’autres associations solidaires, d’élus, de citoyens, d’hommes d’Église ne s’achève pas avec cette première victoire. Les 19 prisonniers de Gdeim Izik, tous condamnés à des peines insensées, ont besoin de notre soutien et de notre engagement pour gagner au plus vite leur libération. Rendez-vous sur le site www.ecrirepourlesliberer.com : il nous donne à tous l’opportunité d’exprimer ce soutien.

Régine Villemont
Paris le 21 janvier 2019

Claude-Naama Asfari

Un espoir enfin abouti : Claude a pu retrouver Naama à la prison de Kénitra

L’année 2019 a donc bien commencé pour nous tous ! NOUS NOUS REJOUISSONS pour Claude et Naâma qui ont pu ENFIN, APRES 30 MOIS D’INTERDICTION, 4 expulsions, 30 jours de grève de la faim et l’engagement du Ministre des Affaires Etrangères, Monsieur Le Drian devant l’Assemblée nationale,  se retrouver dans un bureau de la prison de Kénitra ce lundi 14  janvier et mardi 15 janvier 2019, pendant 1h30.  D’après Claude, dans de bonnes conditions de respect. Naâma semble aller bien surtout au moral, il partage pleinement cette victoire ! Mais il dénonce les représailles dont lui-même et ses camarades de Gdeim Izik sont trop souvent les victimes.

Peut-on l’expliquer ? Notre engagement à tous autour de Claude en grève de la faim, la diversité des soutiens, une couverture presse significative, une pétition et un site très actif ont sans aucun doute fait émerger l’expression d’une opinion attachée au respect des droits humains mais aussi à la situation du peuple sahraoui en exil ou occupé depuis 45 ans et à celle des 22 prisonniers politiques sahraouis, victimes d’un procès à charge, qui les a condamnés à des peines lourdes injustifiées. Comme Naâma, ils attendent de nous tous, associations solidaires, associations des droits de l’homme, citoyens, un soutien vigoureux qui les aide à gagner au plus vite leur libération.

La direction générale pénitentiaire marocaine se venge d’un prisonnier politique sahraoui en le mettant au Cachot

Le 03 décembre 2018 la direction pénitentiaire de la prison locale Bouzakaren, a pris la décision punitive, humiliante et inhumaine a l’égard du Mohamed Tahlil, prisonnier politique sahraoui membre de groupe GDEIM IZIK en le mettant dans une cellule d’isolement (Cachot) pour une période de 45 jours.

Et selon les informations qu’a pu collecter la ligue pour la protection des prisonniers sahraouis dans les prisons marocaines (LPPS), que le prisonnier politique sahraoui Mohamed Tahlil , se trouve dans une cellule d’isolement dans des conditions pénibles privé de ses vêtements après avoir refusé de s’habiller des vêtements réservés aux prisonniers du droit commun, privé aussi des couvertures et de traitements médicaux, a savoir que Mohamed Tahlil soufre d’une maladie chronique et nécessite l’assistance médicale. 

L’Association pour la protection des prisonniers sahraouis n’exclut pas que les traitements cruels et inhumains infligés aux prisonnier politique sahraoui Mohamed Tahlil s’inscrivent dans le cadre de la politique de représailles adoptée par la direction pénitentiaire marocaine à l’encontre des prisonniers politiques sahraouis.

 

La ligue pour la protection des prisonniers sahraouis dans les prisons marocaines
El Aaiun / Sahara Occidental
07 décembre 2018

Le Maroc et son souverain Mohamed VI, au-dessus des règles et des décisions prises par le Haut Conseil des Droits de l’Homme, pour combien de temps encore ?

Pièces du dossier de dénonciation des représailles commis à l’encontre de Naâma Asfari par le Maroc instruit durant cet été 2018 par l’ACAT et l’ISHR – International Service Human Rights qui dispose de bureaux à Genève et à New York  auprès du CAT  du Haut Conseil aux Droits de l’Homme à Genève.

Naâma a été associé à toute la démarche par l’intermédiaire de Claude Mangin son épouse.

A noter : Le rapport de septembre du Secrétaire Général  de l’ONU y fait référence.

Cette dénonciation s’inscrit dans le cadre du suivi de la plainte déposée le 24 février 2014 contre le Maroc par l’ACAT et le Cabinet Ancile et de la condamnation du Maroc par le CAT le 16 novembre 2016. 

Le Maroc n’a pas tenu compte des 3 recommandations qui lui ont été notifiées dans cette condamnation comme le montrent ces documents.