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Auteur : AARASD

Le Maroc et son souverain Mohamed VI, au-dessus des règles et des décisions prises par le Haut Conseil des Droits de l’Homme, pour combien de temps encore ?

Pièces du dossier de dénonciation des représailles commis à l’encontre de Naâma Asfari par le Maroc instruit durant cet été 2018 par l’ACAT et l’ISHR – International Service Human Rights qui dispose de bureaux à Genève et à New York  auprès du CAT  du Haut Conseil aux Droits de l’Homme à Genève.

Naâma a été associé à toute la démarche par l’intermédiaire de Claude Mangin son épouse.

A noter : Le rapport de septembre du Secrétaire Général  de l’ONU y fait référence.

Cette dénonciation s’inscrit dans le cadre du suivi de la plainte déposée le 24 février 2014 contre le Maroc par l’ACAT et le Cabinet Ancile et de la condamnation du Maroc par le CAT le 16 novembre 2016. 

Le Maroc n’a pas tenu compte des 3 recommandations qui lui ont été notifiées dans cette condamnation comme le montrent ces documents.

Appel pour intervention urgente

La vie du prisonnier politique sahraoui (Abdallah Abbahah) en danger

La ligue pour la protection des prisonniers sahraouis  dans les prisons marocaines ( LPPS), dans son devoir de suivi de la grève ouverte de la faim, entamée par les prisonniers politiques sahraouis du « groupe Gdeim izik », à la prison TIFELT2 souligne sa grave préoccupation des dangers imminents qu’encourent ces grévistes. Une grande menace pèse sur leur santé physique et psychologique. La politique de l’indifférence et la marginalisation poursuivie par les autorités concernées par leurs revendications légitimes aggrave de jour en jour leurs conditions.

Abdallah Abbahah, prisonnier politique sahraoui à la prison « Tiflet 2 », a été transféré le 9 novembre 2018 dans le coma à l’hôpital, à cause de la détérioration de son état de santé, après 40 jours de grève de la faim. Abdallah Abbahah aurait passé près de deux heures à l’hôpital, avant de regagner sa cellule, sans être soigné ni consulté par un spécialiste. La situation du prisonnier politique du groupe de Gdeim Izik est instable en raison des conséquences de la grève de la faim illimitée qui a débuté le 1er octobre.

Cette grève est pour les grévistes une manière de protester contre leur déplorable situation à la prison de TIFELT2, où ils sont emprisonnés depuis plus d’une année. Ils manifestent à travers cet acte de leur profond désarroi et désespoir quant à l’issue de leurs plaintes devant l’différence de la direction pénitentiaire.

A titre de rappel, les prisonniers politiques sahraouis, du « groupe Gdeim izik », avaient été arrêtées suite à l’exode massif et la grande campagne de déplacement vers le camp de Gdeim Izik, en octobre 2010, en dehors de la ville de El Aaiùn, chef-lieu du Sahara occidental. Quelques 8000 tentes ont été construites par des dizaines de milliers de sahraouis (qu’on estime à plus 20.000 personnes). Ce camp fut démantelé par un emploi excessif de la force. Ces activistes ont été ciblés par les autorités marocaines, non pas pour une quelconque participation aux heurts suite au démantèlement violent du camp, mais, à cause de leurs opinions politiques en faveur de l’autodétermination du peuple sahraoui, la majorité étant des militants politiques et défenseurs des droits de l’Homme. 

La LPPS lance un appel urgent à la communauté internationale afin d’agir rapidement pour sauver la vie d’Abdallah Abbahah ainsi que ses camarades en grève de la faim et invite toutes les organisations internationales ainsi que toutes les voix libres à faire pression sur l’État marocain pour mettre un terme à cette situation avant qu’elle ne dégénère vers l’irréparable.

La ligue pour la protection des prisonniers sahraouis dans les prisons marocaines

Pour réagir concrètement à cet appel, l’AARASD a demandé immédiatement aux parrains/marraines de l’AARASD et de l’ACAT ainsi qu’à d’autre militants, d’envoyer une lettre (voir proposition de lettre ci-dessous), par courriel, à l’adresse d’Emmanuel Macron qui devait se rendre au Maroc peu de jours plus tard, le 15/11/2018, sur invitation de Mohamed VI pour l’inauguration de la ligne LGV Tanger/Casablanca

« Monsieur le Président,,

Forts d’avoir observé en mai dernier votre volonté de faciliter l’entrée à Rabat de Madame Mangin Asfari pour visiter son époux en prison, nous espérons que votre prochain voyage au Maroc vous permettra d’alerter les autorités marocaines sur l’état de santé de plusieurs prisonniers politiques sahraouis.

Nous entretenons avec eux une correspondance régulière et sommes très inquiets pour certains qui ne reçoivent pas les soins indispensables. Pour l’un d’eux, par exemple, Sidi Abdallah Abbahah, en prison à Tiflet 2, le Comité contre la torture vient de demander au Maroc de lever son isolement, recevoir la visite d’un médecin et bénéficier de mesures alternatives à la détention.

Enfin en dépit des efforts de notre diplomatie, Claude Mangin Asfari est toujours interdite de Maroc!

Nous espérons, Monsieur le Président, que votre parole sera entendue! Nous nous tenons à votre disposition pour un état de situation complet des prisonniers politiques sahraouis. »

Difficile de connaitre les suites données ou non à nos courriers par  Emmanuel Macron lors de son séjour marocain.

COMMUNIQUE DE PRESSE – Les conditions de détention des Prisonniers Politiques Sahraouis du groupe des Compagnons d’El Uali

Jeudi 2 août 2018, les deux prisonniers politiques Sahraouis Ahmed Baali et Mustafa Bouragga ont annoncé la suspension de leur grève de la faim après avoir reçu l’assurance de l’administration pénitentiaire locale de Tiznit d’accéder à leurs justes demandes et améliorer leurs conditions de détention.

D’autre part, l’administration pénitentiaire de Tiznit a pris des mesures punitives à l’encontre du prisonnier politique Sahraoui Mohamed Ergaybi par 45 jours d’isolement cellulaire immédiatement après son transfert de la prison locale d’Ait Melloul à Tiznit suivant les instructions de la direction générale des prisons. Ce qu’une source de sa famille considère comme une mesure de rétorsion.

Le détenu politique Sahraoui Ali Charki en est au 3eme jour de son jeûne depuis sa mise en isolement pour 3 mois par l’administration pénitentiaire. D’autre part, la Ligue pour la Protection des Prisonniers Sahraouis n’a aucune information sur le sort du prisonnier politique Sahraoui Omar Aajane après son récent transfert, opération ordonnée par la direction générale des prisons à l’encontre des prisonniers politiques Sahraouis, membres du groupe des étudiants, dispersés dans plusieurs prisons marocaines

Les prisonniers politiques Sahraouis Abdelmoula Elhafidi et Muhammad Dada, détenus à Ait Melloul, continuent de souffrir dans une cellule qui n’offre pas les conditions sanitaires minimales. Grévistes de la faim depuis le 23 juillet 2018 dans des cellules qui n’offrent pas les conditions sanitaires minimales et sont surpeuplées avec des détenus de droit commun. Ces conditions déplorables menacent leur intégrité physique et psychologique. De plus, l’administration pénitentiaire a réduit le temps alloué aux visites des familles et les a autorisés à 2 minutes par semaine pour communiquer avec le monde extérieur.

La santé du prisonnier politique Sahraoui Elwafi Wakari, du même groupe des Etudiants, continue de se détériorer à cause du manque des soins médicaux nécessaires et malgré le grand nombre de plaintes enregistrées par l’administration pénitentiaire, le directeur de la prison ne respecte pas le règlement et reste indifférent à l’état de santé de Elwafi Wakari, qui devient alarmant

A plusieurs occasions, la Ligue de Protection des Prisonniers Sahraouis a exprimé à l’administration pénitentiaire sa profonde préoccupation face aux perpétuelles confiscations des droits fondamentaux de Elwafi Wakiri, particulièrement le droit à des soins médicaux et l’adoption d’un régime alimentaire selon les prescriptions médicales, des médecins de l’hôpital universitaire de Marrakech au Maroc afin de le maintenir en bonne santé.

Communiqué de presse de La Ligue des Prisonniers Politiques Sahraouis
Traduction par nos soins
3 août 2018