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COMMUNIQUE DE PRESSE – Les conditions de détention des Prisonniers Politiques Sahraouis du groupe des Compagnons d’El Uali

Jeudi 2 août 2018, les deux prisonniers politiques Sahraouis Ahmed Baali et Mustafa Bouragga ont annoncé la suspension de leur grève de la faim après avoir reçu l’assurance de l’administration pénitentiaire locale de Tiznit d’accéder à leurs justes demandes et améliorer leurs conditions de détention.

D’autre part, l’administration pénitentiaire de Tiznit a pris des mesures punitives à l’encontre du prisonnier politique Sahraoui Mohamed Ergaybi par 45 jours d’isolement cellulaire immédiatement après son transfert de la prison locale d’Ait Melloul à Tiznit suivant les instructions de la direction générale des prisons. Ce qu’une source de sa famille considère comme une mesure de rétorsion.

Le détenu politique Sahraoui Ali Charki en est au 3eme jour de son jeûne depuis sa mise en isolement pour 3 mois par l’administration pénitentiaire. D’autre part, la Ligue pour la Protection des Prisonniers Sahraouis n’a aucune information sur le sort du prisonnier politique Sahraoui Omar Aajane après son récent transfert, opération ordonnée par la direction générale des prisons à l’encontre des prisonniers politiques Sahraouis, membres du groupe des étudiants, dispersés dans plusieurs prisons marocaines

Les prisonniers politiques Sahraouis Abdelmoula Elhafidi et Muhammad Dada, détenus à Ait Melloul, continuent de souffrir dans une cellule qui n’offre pas les conditions sanitaires minimales. Grévistes de la faim depuis le 23 juillet 2018 dans des cellules qui n’offrent pas les conditions sanitaires minimales et sont surpeuplées avec des détenus de droit commun. Ces conditions déplorables menacent leur intégrité physique et psychologique. De plus, l’administration pénitentiaire a réduit le temps alloué aux visites des familles et les a autorisés à 2 minutes par semaine pour communiquer avec le monde extérieur.

La santé du prisonnier politique Sahraoui Elwafi Wakari, du même groupe des Etudiants, continue de se détériorer à cause du manque des soins médicaux nécessaires et malgré le grand nombre de plaintes enregistrées par l’administration pénitentiaire, le directeur de la prison ne respecte pas le règlement et reste indifférent à l’état de santé de Elwafi Wakari, qui devient alarmant

A plusieurs occasions, la Ligue de Protection des Prisonniers Sahraouis a exprimé à l’administration pénitentiaire sa profonde préoccupation face aux perpétuelles confiscations des droits fondamentaux de Elwafi Wakiri, particulièrement le droit à des soins médicaux et l’adoption d’un régime alimentaire selon les prescriptions médicales, des médecins de l’hôpital universitaire de Marrakech au Maroc afin de le maintenir en bonne santé.

Communiqué de presse de La Ligue des Prisonniers Politiques Sahraouis
Traduction par nos soins
3 août 2018

Le prisonnier politique Sahraoui, El Wafi Wakari, a besoin de toute urgence de soins médicaux et de protection pour sa vie

Prisonnier politique

PUSL.- Agé de 28 ans, Mr OUAKARI ELOIFI (appelé aussi El Wafi Wakari) est un prisonnier politique Sahraoui transféré le 4 juillet dernier à la prison d’Ait Melloul ; il a besoin de toute urgence de soins médicaux et de protection pour sa vie.

Après son transfert, Mr Eloifi a été placé dans une cellule avec des délinquants marocains violents qui menacent son intégrité physique car il est absolument incapable de se défendre à cause de sa mauvaise santé.

Trois autres étudiants Sahraouis sont détenus dans la même prison : Ali Shargui, Hamza Rami et Ahmed Abba Ali du même groupe des « Compagnons de El Uali » ; ils ont été transférés le même jour, mais dans d’autres zones cellulaires ; nous n’avons aucune information sur eux actuellement.

Les familles exhortent les Nations Unies et l’EU d’interpeller les autorités marocaines afin de pouvoir contacter tous les prisonniers politiques Sahraouis actuellement détenus à Ait Melloul.

Mr Eloifi est en détention depuis janvier 2016 ; depuis son arrestation, il a été soumis à de graves sévices, mauvais traitements, tabassages, nourriture insuffisante, détresses psychologique et physique.

Du 29 mars jusqu’au 29 avril 2016, il a fait une grève de la faim durant laquelle sa santé s’est rapidement détériorée. Alors que le droit pénitentiaire marocain spécifie que les grévistes de la faim doivent faire l’objet d’un suivi médical, cela n’a pas été le cas.

Lorsqu’il mit fin à sa grève de la faim, Mr Eloifi commença à avoir des troubles digestifs, le médecin de la prison d’Oudaya Marrakech lui prescrivit du SULFAPRIM FORT. Sa santé ne s’améliora pas avec ce médicament, au contraire elle empira fortement, malgré tout aucune visite d’un spécialiste.

Après plusieurs plaintes de Mr Eloifi, le directeur régional des prisons a ordonné son transfert à l’hôpital où des examens du sang et des radios ont été pratiqués ; à la lecture des résultats les médecins prescrivirent du LIXIFOR (un complément alimentaire pour lutter contre les troubles digestifs et les sensations de ballonnements ; composé de séné, radis noir, anis, cascara)

Avec cette nouvelle médication, sa santé empira encore plus. Après un an et demi de souffrances et plusieurs plaintes, il fut à nouveau hospitalisé. Les médecins déclarèrent qu’il souffrait d’un empoisonnement mais, une fois de plus, il ne fut pas soigné.

En plus de ses troubles digestifs, un problème dans l’un de ses testicules a été diagnostiqué pour lequel une opération rapide est nécessaire ; mais il n’y a eu ni opération, ni suivi médical.

Il souffre actuellement :

  • de troubles digestifs
  • de vomissements continus
  • de fièvre chronique

Le directeur de la prison de Oudaya, Mr Abdul Rahim Karari, a refusé de suivre les recommandations du médecin en ne changeant pas l’alimentation de Mr Eloifi. A Ait Melloul, la nourriture est même mauvaise pour sa santé.

Il souffre aussi d’une grave et douloureuse déficience auditive depuis les tabassages subis après son arrestation. D’après son témoignage, il est presque sourd de l’oreille gauche.

Il se plaint aussi de fortes douleurs à son testicule (d’après les symptômes, il pourrait s’agir d’une torsion testiculaire) mais qui ne peut être soignée que par une rapide opération selon les explications qui lui ont été données à l’hôpital.

A cause de tous ces problèmes de santé, il a diminué son alimentation au minimum. A Oudaya il ne mangeait presque que du pain sec le matin, du riz et des carottes le midi ; Mr Eloifi déclare qu’il souffrait de douleurs continues et insupportables, mais à Ait Melloul, la nourriture est encore moins convenable

Il pèse maintenant environ 45 kg et continue de perdre du poids.

Il a aussi déclaré cette année aux juges et au procureur général devant la cour d’appel de Marrakech, et en présence d’observateurs internationaux, qu’il avait besoin de soins médicaux. Cependant aucune amélioration de sa situation n’a pu être observée puisqu’il est toujours victime de négligence médicale

Malheureusement, la négligence médicale pour les prisonniers politiques Sahraouis est systématique et aucune des plaintes et appels présentés aux autorités marocaines n’a eu d’effet ou de réponse puisque depuis cette année, le CNDH (Conseil national des droits de l’homme au Maroc) est le canal « officiel » pour la gestion de la torture et des mauvais traitements. Mais le CNDH ne répond jamais à aucune plainte de prisonniers politiques Sahraouis et ne suit même pas leurs cas. Les seules circonstances pour lesquelles des membres du CNDH se déplacent dans des prisons, c’est quand ils sont envoyés en qualité de « messagers » du gouvernement pour dire aux prisonniers d’arrêter les grèves de la faim.

Mr Eloifi, comme tous les prisonniers politiques Sahraouis, ne reçoit aucune copie des résultats des examens médicaux, ni des radios ou toute autre information écrite de la part de l’hôpital ou du personnel médical de la prison ou du directeur de la prison.

Contenu source – Por un Sahara Libre

Actualité des prisons au Maroc et Sahara occidental pour les militants et prisonniers sahraouis

Actualité des prisons au Maroc et Sahara occidental pour les militants et prisonniers sahraouis : Ce 30 juin la Ligue pour la protection des prisonniers politiques sahraouis nous a adressé des informations.

Mohamed Salem Mayara et Mohamed Eljoumai, deux journalistes et militants d’El Aïoun sont en détention préventive à la prison noire, sur décision du juge d’instruction à la Cour Pénale d’El Aïoun, suite à leur inculpation pour des charges, de nature criminelle, fabriquées par la police judiciaire de l’occupant. Le 31 mai, le tribunal de première instance de Smara ajourné leur procès au 21 juin 2018, procès de nouveau reporté au 12 juillet.

De la même façon, en contradiction flagrante avec toute liberté de presse, le journaliste Laarousi Ndour du groupe « Centro Mediatico Bentili » purge une peine de 3 mois pour des charges fabriquées. Son procès qui devait se tenir le 21 juin a été ajourné au 5 juillet.

Mohamed Rguibi et Ali Charqi, ont été transférés ce 5 juin de la prison de Loudaya/Marrakech à la prison d’Ait Melloul2/Agadir, sur décision de la direction pénitentiaire de l’occupant, pour qu’ils puissent passer leurs examens universitaires. Réaction bien tardive après les mauvais traitements subis à la prison d’Ait Melloul2 et leur privation de contacts avec leurs familles en interdisant tout droit de visite et l’utilisation de téléphone.

Le prisonnier politique Mohamed Tahlil, membre de groupe Gdeim Izik, a été transporté à l’hôpital, ce 7 juin, du fait d’une sérieuse aggravation de son état de santé. Il avait déjà été transporté plusieurs fois cette année dans plusieurs hôpitaux marocains. Les médecins ont conclu à la nécessité d’une intervention chirurgicale.

Sidati Biga, jeune sahraoui a été condamné à 3 mois de prison ferme ce 18 juin 2018, par le tribunal d’instance d’El Aïoun. La police a fabriqué des infractions pour être en mesure de l’arrêter et le « punir » ainsi d’avoir participé aux rassemblements pacifiques organisés à El Aïoun.

La défense a mis en évidence de multiples contradictions relevées dans les procès-verbaux de la police judiciaire et a plaidé l’innocence en l’absence de toute preuve. Sidati Biga, est suivi pour la même affaire devant la Cour pénale.

Prisonnier Politique Prisonnier politiquePrisonnier PolitiqueIl faut rappeler que Mohamed lamine Hadi, Elbachir Khada et Mohamed Bourial du groupe de Gdeim Izik, détenus à Tiflet 2, ont fait le 20 juin 2018 un jeûne de 48 heures pour revendiquer de la direction pénitentiaire de la prison de Tifelt2 le respect de leurs droits de prisonniers et leur transfert dans une prison au Sahara occidental occupé proche de leurs familles.

Le 23 juin 2018, les deux jeunes sahraouis Hamza Bouchaigar et Mansour Elmousaoui ont comparu devant le parquet. Hamza Bouchaigar, a été incarcéré par le procureur général du roi au tribunal pénal, alors que le procureur du roi au tribunal de première instance a laissé Mansour Elmousaoui en liberté provisoire avec une amende de 10000 DH ! Ces deux arrestations étant associées à une campagne systématique de saccages des maisons sahraouies et d’enlèvements de jeunes militants. Campagne d’intimidation visant à empêcher tout rassemblement en faveur de l’autodétermination avant l’arrivée au Sahara occidental occupé du Président Kolher, envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies.

Recommandations pour assurer le suivi de la grève de la faim de Claude Mangin-Asfari

Dernières nouvelles de l’issue de la grève de la faim de Claude Mangin-Asfari : pas de réaction positive de la part des autorités marocaines alors que notre Ministère se dit toujours en négociations !

Pour l’aider ! Adressons-nous au Roi du Maroc !

N’hésitez pas à rejoindre les nombreux parrains-marraines des prisonniers sahraouis. Ils ont besoin de vous pour la correspondance et pour un soutien financier pour eux et pour leurs familles. Prenez l’engagement d’un versement mensuel de quelques euros… Tellement important pour leur quotidien et surtout pour leur défense.


Recommandations pour assurer le suivi de la grève de la faim de Claude Mangin-Asfari et reprendre la mobilisation dès septembre pour Claude et Naâma et tous les prisonniers politiques sahraouis.


Le contexte :

Claude Mangin-Asfari a suivi une grève de la faim pendant 30 jours en mairie d’Ivry, vers la fin de laquelle elle a reçu, ce 15 mai, l’assurance de la part du Ministre français des Affaires Étrangères que son entrée au Maroc serait possible sans doute dans le courant de juin (le Ministre répondait alors à une question orale du député Jean-Paul Lecoq, faite en son nom et en celui de plusieurs parlementaires engagés dans le soutien à Mme Mangin-Asfari). Aussi a-t-elle suspendu sa grève le 17 mai. À noter que cet engagement de nos autorités est la conséquence, bien sûr, de l’action de Claude et de la significative mobilisation qui l’a entourée. Un élément décisif a été un courrier de la Présidence de la République invitant le MAE à négocier avec les autorités marocaines : il correspondait sans ambiguïté aux demandes de notre amie et du comité de suivi de la grève. Lire plus

Actualité de la prison Tiflet 2 – Des nouvelles préoccupantes

Les prisonniers politiques Sahraouis maintenus dans un isolement total prolongé

Les 4 prisonniers de Gdeim Izik détenus dans la prison de Tiflet 2 sont tenus en isolement prolongé ; certains d’entre eux n’ont plus accès aux livres alors qu’ils doivent passer des examens universitaires, et ils n’ont plus de réels contacts humains.

Les 4 prisonniers politiques ont été placés dans différentes unités de détention de la prison ; ils ne se voient jamais ni n’ont de contact les uns avec les autres.

Mr El Bachir Khadda est dans cette sPrisonnier politiqueituation depuis plus de 9 mois (285 jours), depuis son transfert à Tiflet 2 le 16 septembre 2017 ; il n’a ni livres, ni radio, ni télévision. Il passe 22 heures à l’isolement total dans sa cellule, mais même lors des 2 heures de promenade qui lui sont accordées, il préfère rester dans sa cellule à cause de harcèlements continus de la part des criminels de droit commun, comportements encouragés par les gardiens. Quand les autres prisonniers essaient cependant d’engager une conversation normale avec lui, les gardiens les punissent.

Prisonnier PolitiqueMr Mohamed Lamin Haddi a été transféré à Tiflet le même jour que Mr Khadda ; il est aussi à l’isolement complet 23 heures par jour depuis 285 jours. Il n’a ni livres, ni télévision, et la radio qu’il possède ne fonctionne plus car l’administration pénitentiaire refuse qu’il achète de nouvelles piles. Lire plus

Premier bilan de la grève de la faim de Claude Mangin-Asfari

Premier bilan de la grève de la faim de Claude Mangin Asfari Une trentaine de personnes (responsables associatifs, élus, citoyens d’Ivry) se sont retrouvées ce 9 juin 2018, à la maison de l’écologie à Ivry, pour faire un premier bilan de la grève de la faim suspendue par Claude Mangin-Asfari le 17 mai, après 30 jours de jeûne.

Claude n’était pas présente, elle se repose loin d’Ivry, de la foule et du bruit, en montagne tout près de ses parents, mais elle nous a fait part, par message courriel, des dernières informations reçues. Monsieur Sylvain Fourrière, sous-directeur Afrique du Nord au Ministère des Affaires étrangères, lui a indiqué qu’il poursuivait les négociations avec Monsieur l’Ambassadeur du Maroc, qui lui a semblé selon ses mots « plutôt bien disposé ».

Premier bilan de la grève de la faim de Claude Mangin AsfariLes présents réunis ce 9 juin s’en sont réjouis, observant ces premières avancées et l’engagement continu du Ministère français. Ils restent cependant très attentifs dans l’attente d’un accord officiel permettant à Claude d’entrer au Maroc et de visiter avant la fin du mois de juin son mari, Naâma Asfari et restent mobilisés.

Chacun des présents lui adresse ses chaleureuses amitiés, lui souhaite plein de courage pour retrouver la forme, reprendre son travail au collège et prendre très vite l’avion pour Rabat !

Ivry le 9 juin 2018

Des nouvelles des prisons marocaines où sont enfermés 49 prisonniers politiques sahraouis

Nouvelles préoccupantes qui nous viennent du groupe étudiant condamné en 2017, l’un d’eux El Wafi Wakiri, étudiant Sahraoui détenu à Marrakech n’est pas en bonne santé et ne reçoit pas les soins nécessaires, auxquels tout prisonnier a droit.

L’Eurodéputée, Paloma Lopez Bermejo, alerte sur la situation de l’étudiant sahraoui et prisonnier politique Ouakari Eloifi

Paloma Lopez Bermejo, Eurodéputée, membre du parti espagnol Izquierda Unida au Parlement Européen et vice-présidente de l’intergroupe sur le Sahara occidental, a alerté la Commission Européenne sur l’absence de soins à l’égard de Ouakari Eloifi (ou Wakari El Wafi) prisonnier politique sahraoui du groupe des Compagnons de El Wali, depuis son incarcération.

Sa famille dénonce l’état de santé inquiétant de Ouakari auprès des autorités marocaines depuis 2016, et le prisonnier lui-même également lors des diverses sessions de son procès en appel.

Selon le médecin marocain qui l’a examiné il y a plusieurs mois, l’état de Ouakari nécessite une opération d’urgence. L’absence de soins médicaux pour les prisonniers sahraouis est dénoncé depuis des années et est systématique.

La famille de Ouakari ne demande que le respect des droits humains basiques, la Règle Mandela (les règles minimales pour les prisonniers des Nations Unies) et le respect et l’application des articles 129 et 130 de la section 2 de la loi marocaine concernant l’organisation et le fonctionnement des établissements pénitentiaires ainsi que les articles 26 et 58 de la constitution marocaine.

Ci-dessous la question de l’Eurodéputée Paloma Lopez Bermejo :
Les mauvais traitements systématiques subis par les prisonniers sahraouis dans les prisons marocaines ne cessent de se répéter. Ainsi Ouakari Eloifi, agé de 28 ans, après plusieurs années de détention n’a jamais reçu de traitement adapté à son état de santé. Depuis son arrestation en janvier 2016, Ouakari a été torturé et n’a reçu aucuns soins médicaux, une situation qui a empiré après une grève de la faim qui a duré jusqu’en avril 2016. Ce qui a commencé par des problèmes digestifs suite à l’absence de nourriture, est devenu une maladie chronique avec vomissements à répétition, une fièvre persistante et une importante perte de poids ; il ne pèse plus que 45 kg à présent. Après de multiples demandes de soins, qui ont été refusés ou exécutés brutalement, Ouakari a développé une maladie dans l’un des testicules qui doit être opéré
Est-ce que la Commission a eu connaissance de la situation de Ouakari Eloifi ?
Avec ces signes répétés de non application des droits humains et des lois internationales, quelles mesures allez-vous prendre pour pousser le Maroc à respecter les droits humains ?

Por un Sahara Libre


Meilleures nouvelles pour les trois Sahraouis, Ali Saadani, Nourdine Argoubi, Fak Jhalihenna qui viennent d’être libérés au terme de leur peine.

Nous leur souhaitons un bon retour auprès de leurs proches et des vœux sincères de réinsertion professionnelle ou d’études après cet éprouvant passage en prison.

Soutenir Claude Mangin-Asfari

22 mai, Claude Mangin-Asfari, retrouve peu à peu sa santé, elle remercie les milliers de signataires de l’appel au Président de la République qui ont joué un rôle important dans la prise de conscience de l’injustice subie, être privée de visiter son mari en prison.

Sans nouvelles positives encore elle appelle toujours à signer cet appel, dont les résultats sont régulièrement adressés à nos autorités.

Signez, partagez la pétition Change.org



 

#DroitDeVisite

Claude Mangin-Asfari – Naâma Asfari



Témoignage : Après la suspension de la grève de la faim de Claude, la solidarité ne s’arrête pas !

Lors du festival de l’Énergie organisé par la Caisse Centrale d’Activités de l’Énergie du 19 au 21 mai 2018 à Soulac, rassemblant sur 2 jours 15 a 20 000 agents des Industries Electriques et Gazières, chaque région était représentée et choisissait unethématique. Avec celle de Bordeaux, nous avons organisé un espace dédié à la cause sahraouie , en lien avec l’accueil des enfants sahraouis de cet été. Cet espace nous a également permis de mettre en avant la situation de Claude MANGIN-ASFARI avec un texte de soutien que nous allons adresser au Président de la République, tous ceux et celles qui sont venus discuter avec nous ont été invités à signer la pétition en ligne. Nous avons aussi présenté le projet d’électrification des camps et l’aide nécessaire pour le perfectionner sans oublier de donner les dernières informations sur la situation des réfugiés sahraouis de Bordeaux.

Voilà quelques images de notre espace et de notre exposition destinée à mieux faire connaître la cause sahraouie et le combat de Claude Mangin-Asfari et des images de notre tente où nous proposions aux festivaliers une discussion avec des Sahraouis de Bordeaux, autour d’un thé et la signature de la pétition en ligne.

Les festivaliers qui étaient venus pour la fête ont pris le temps de découvrir notre exposition et ont été sensibles à la décision prise depuis deux ans par les autorités marocaines de priver Mme Mangin du droit de visiter son mari, Naâma Asfari, prisonnier politique sahraoui. Ils espèrent que très vite du fait de l’engagement des autorités françaises, elle pourra à nouveau le visiter.
Nos amitiés de Bordeaux .

Karima – le 20 mai 2018 Bordeaux

Revenir sur les jours passés


Cliquez Ici – 10 premiers jours de Grève  – Cliquez Ici – 20 Jours suivants

Cliquez Ici – 30 Jours suivants

Suspension de la grève de la faim le 17 mai 2018
Communiqué de presse – AARASD

Ils soutiennent Claude – Cliquez Ici
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CP – Claude Mangin-Asfari décide au 30ème jour de grève de la faim de suspendre son action


Communiqué de presse
Claude Mangin-Asfari décide au 30ème jour de grève de la faim de suspendre son action

 

Claude Mangin-Asfari a décidé cette grève alors qu’elle était, pour la quatrième fois, refoulée du Maroc et interdite de rendre visite à son mari, Naäma Asfari, prisonnier politique sahraoui.
Depuis le 18 avril, cette grève a suscité un élan de soutien et de sympathie d’une ampleur étonnante alors que la question du Sahara occidental et de l’autodétermination du peuple sahraoui, en arrière-plan de cette action, sont plutôt ignorés en France.

Face à la légitimité de cette demande, face aux risques pris pour la faire aboutir et face à l’ampleur et à la diversité des soutiens, les autorités françaises ont engagé, à la demande du Président de la République, des négociations approfondies avec les autorités marocaines. Cet engagement a clairement été formulé par Monsieur le Ministre des Affaires étrangères, Monsieur Jean-Yves Le Drian, en réponse à une question orale présentée par Monsieur Jean-Paul Lecoq, député communiste de Seine-Maritime, ce 15 mai à l’Assemblée nationale.

C’est pourquoi, Claude Mangin-Asfari a décidé ce 17 mai de suspendre sa grève, déclarant en mairie d’Ivry-sur-Seine, sa confiance dans les autorités françaises à faire aboutir auprès des autorités marocaines, sa demande d’entrer librement au Maroc. Cette confiance nous la partageons aujourd’hui, mais restons vigilants tant la position des autorités marocaines se durcit à l’égard des entrées d’étrangers qui lui semblent suspectes, car trop proches de la cause de l’autodétermination du peuple sahraoui.

Aussi, si la réponse tarde à venir, nous ne manquerons pas de renouveler cette première mobilisation et appelons dès à présent, amis, parlementaires, militants associatifs à s’adresser au Président de la République afin de lui renouveler la demande de Madame Mangin-Asfari et l’encourager à rendre effective sa première réaction visant à confier au Ministre des Affaires étrangères le soin de négocier avec son homologue marocain pour permettre à Madame Mangin-Asfari de visiter régulièrement son mari.

Régine Villemont, Présidente de l’AARASD
Comité de soutien à Claude Mangin-Asfari


Claude Mangin-Asfari
Claude Mangin-Asfari #DroitDeVisite
Claude Mangin-Asfari
Claude Mangin-Asfari – 19ème jour de greve de la faim

 

 

 

 

 

 

 


30 JOURS DE GREVE DE LA FAIM

du mercredi 18 avril 2018
au 17 mai 2018

 



Ma chère Claude,
Permettez, bien que nous ne nous connaissions pas, que je m’adresse à vous en ces termes.
En effet, la nouvelle, apprise par la presse, de votre grève de la faim a fait remonter à la surface des souvenirs maintenant vieux de plus de 40 ans et qui me poussent aujourd’hui à m’adresser à vous, avec un fort sentiment de solidarité et d’amitié.

Je m’appelle Lucile Daumas, je réside au Maroc depuis 1973. En février 1977, mon mari, arrêté 13 mois plus tôt, fut condamné lors de l’un des procès emblématiques de ce que certains appellent aujourd’hui les années de plomb, à 20 ans de détention. Plus de trente siècles de détention furent ainsi distribués à la louche à la fin de ce procès à quelques 138 prisonniers ! … LIRE PLUS

Lettre à Claude Mangin, épouse de Naama Asfari, prisonnier sahraoui au Maroc de Lucile Daumas, membre d’Attac/Cadtm Maroc – 15/05/2018


La presse en parle


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4ème semaine de grève de la faim pour Claude Mangin-Asfari

30 jours de grève de la faim


Claude tient le coup mentalement même si elle s’affaiblit au 29ème jour de grève. Le médecin qui vient tous les jours est très attentif à l’évolution de sa situation physique.


Lundi 14 mai 2018 – 27ème jour de grève de la faim


Communiqué – Soutenons Claude Mangin-Asfari dans son combat pour la dignité et la Justice !

Depuis 27 jours, Claude Mangin-Asfari, épouse de Naâma Asfari, est en grève de la faim car elle ne peut bénéficier de son droit fondamental, celui de rendre visite à son mari, un prisonnier politique sahraoui détenu depuis 7 ans dans les geôles marocaines.
Depuis deux ans, le Maroc lui a interdit à 4 reprises l’entrée sur le territoire marocain et l’empêche d’exercer son droit de visite à son Mari. Naâma est en prison depuis novembre 2010 soit plus de 7 ans. Torturé, battu, humilié pendant sa garde à vue en 2010, il avait signé des aveux sous la contrainte.
En décembre 2016, le Maroc a été condamné par le Comité des Nations Unies contre la torture, pour avoir torturé Naâma Asfari et plusieurs de ses compatriotes.
Aujourd’hui, près d’un moins après le début de la grève de la faim de Claude Mangin-Asfari, l’Etat Marocain, reste mutique face au courage de cette femme, qui se bat pour le respect des droits élémentaires. Il n’est pas acceptable qu’il ait fallu à Claude Mangin trois semaine de grève de la faim pour avoir un premier signe de l’Elysée. Nous ne pouvons pas accepter ce silence, de la part de notre gouvernement, censé représenté « le pays des droits de l’Homme ».
L’association des élu.e.s communistes et républicain.e.s du Val-de-Marne soutient le combat de Madame Mangin. Depuis plusieurs semaines de nombreuses et nombreux élu.e.s de notre association sont allé.e.s lui rendre visite et lui témoigner de leur soutien.
Lors de la prochaine séance de questions au gouvernement, le mardi 15 mai, de 15 heures à 16 heures, le député communiste Jean-Paul Lecoq a prévu, d’interpeler le Ministre des Affaires Etrangères.
Le temps du courage doit arriver pour le gouvernement Français, afin d’obtenir enfin des autorités marocaines le respect des droits fondamentaux !

Pour les élu-e-s communistes et républicain-e-s du Val-de-Marne
Romain Marchand
Secrétaire général de l’ADECR 94


Monsieur le Président de la République française,

Nous, Membres du Parlement Européen de quatre groupes parlementaires, manifestons notre demande pour que Monsieur Macron puisse avoir son soutien à Claude Mangin-Asfari en grève de la faim depuis le 18 avril.
Claude Mangin-Asfari, citoyenne française et enseignante dans un collège de la région parisienne, est l’épouse de Naama Asfari, prisonnier politique sahraoui au Maroc.
Le lundi 16 avril 2018, pour la quatrième fois en près de deux ans, Claude Mangin Asfari s’est vu refuser l’accès au territoire marocain, sans motif exprimé. Ce refus équivaut à une interdiction de visite à son mari, soit une atteinte grave à son droit élémentaire à une vie privée et familiale, ce qui est contraire au droit humanitaire international.
Claude a décidé d’entamer une grève de la faim le 18 de Avril pour obtenir la restauration de son droit de visite à son mari Naama actuellement détenu à la prison de Kenitra au Maroc.
Avant octobre 2016, Claude Mangin Asfari avait pu rendre régulièrement visite à Naama incarcéré au Maroc depuis novembre 2010. Le premier refus de visite, en octobre 2016, est intervenu à un moment bien particulier, celui où le Comité contre la Torture de l’ONU (CAT) examinait favorablement la plainte de Naama Asfari pour torture.
L’avis définitif du CAT, rendu le 12 décembre 2016, a reconnu concernant Naama la violation par l’État marocain de plusieurs articles de la Convention contre la Torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Le CAT a invité expressément le Royaume du Maroc « à s’abstenir de tout acte de pression, d’intimidation ou de représailles susceptibles de nuire à l’intégrité physique et morale du plaignant et de sa famille ». Nous considérons que ces interdictions de séjour constituent des représailles, à l’encontre de Naama et de son épouse, qui violent les recommandations du CAT.

Nous vous appelons ainsi que le gouvernement français à mettre tout en œuvre pour que les autorités marocaines respectent le droit humanitaire international et permettent à Claude Mangin-Asfari de pouvoir rendre visite à son mari Naama Asfari.

Dans l’attente de votre réponse, veuillez agréer l’expression de nos salutations.

Ana Miranda-MEP Groupe Verts-ALE
Izaskun Bilbao Barandica-MEP ALDE
Bart Staes-MEP Verts-ALE
Theodoros Vasiloupoulos-MEP GUE-NGL
Ivo Vajgl-MEP ALDE
María Teresa Giménez Barbat-MEP ALDE
Ana Gomes-MEP S&D

Mardi 15 mai 2018 – 28ème jour de grève de la faim


15 mai 2018 – 2ème séance : Questions au Gouvernement

Grève de la faim de Mme Claude Mangin Asfari pour le peuple Sahraoui
M. Jean-Paul Lecoq
M. Jean-Yves Le Drian, ministre


Correspondance adressée à l’AARASD par une eurodéputée française , ce 15 mai 2018

« Vous avez peut-être déjà écouté le président du Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH) marocain lors de son audition devant la Sous-Commission des Droits de l’Homme ce matin mais permettez-moi de revenir sur les points importants.
Des députés européens ont bien soulevé la situation très préoccupante de Mme Claude Mangin-Asfari; sa grève de la faim, le refus des autorités marocaines de la laisser entrer sur le territoire ainsi que les conditions de détention de Naâma Asfari. À cela, Mr El-Yazami a répondu qu’une lettre avait été envoyée au gouvernement marocain. En effet, le gouvernement marocain doit respecter ses propres lois autorisant Mme Claude Mangin-Asfari à rendre visite à son mari en prison, qu’importe ses opinions. De plus, une lettre de cette Sous-Commission parlementaire devrait être envoyée aux autorités marocaines pour évoquer plusieurs situations personnelles, donc celle de Mme Claude Mangin-Asfari. »

Christine Revault d’Allonnes Bonnefoy,
Députée Européenne Circonscription Ile-de-France et Français de l’étranger
Présidente de la Délégation socialiste française

Mercredi 16 mai 2018 – 29ème jour de grève de la faim


 « Je me sens affaiblie, j’ai froid, mon rythme cardiaque a beaucoup baissé et mon taux de sucre aussi », résume-t-elle après la visite quotidienne du médecin. La grève de la faim est le seul moyen qu’a trouvé l’enseignante de 62 ans pour revoir son mari, incarcéré au Maroc pour son militantisme en faveur de l’autodétermination du Sahara occidental. Après plus de trois semaines de jeûne, Claude Mangin-Asfari a perdu 10 % de son poids, elle entre dans la troisième phase où « le corps va chercher le sucre dans les muscles », dont le cœur … – propos recueillis par Quentin Bleuzen pour Politis

Jeudi 17 mai 2018 – 30ème jour de grève de la faim


Conférence de Presse jeudi 17 mai 2018 à 11h à la Mairie d’Ivry-sur-Seine.

Point d’actualité et suites de l’action.

Nous vous invitons à une troisième conférence de presse en présence de :

Romain Marchand, premier adjoint au Maire d’Ivry-sur-Seine,
Dr Marianne Petit, médecin
Christiane Perregaux, Comité suisse de soutien au peuple sahraoui et Bureau international pour le respect des droits de l’homme au Sahara occidental
Monseigneur Rault, évêque émérite du Sahara
Régine Villemont, présidente de l’AARASD, responsable du Comité de soutien


Mobilisez vous et signez la Pétition Change.org : Signez, partagez



#DroitDeVisite


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Mise à jour : 17 mai 2018