Inquiétudes pour les prisonniers politiques sahraouis
Naâma Asfari, condamné à 30 ans de réclusion, incarcéré à la prison de Al Aajart, Maroc, a été mis à l’isolement le 12 février dernier. Le 18 février nous est parvenu un communiqué de presse annonçant son entrée en grève de la faim illimitée à compter du 27 février, date anniversaire de la création de la RASD.
Depuis le 12 février sa femme Claude Mangin n’a pu avoir aucune nouvelle. La famille Asfari s’est également vue refuser toute visite et informations sur son état de santé.
Rappelons que depuis plus de 18 mois Claude Mangin est interdite d’entrée sur le territoire marocain.
Nous avons appris, ce 9 mars, que 9 prisonniers politiques Sahraouis de Gdeim Izik, dans les prisons de Kenitra et Aït Melloul 2, ont décidé d’entamer une grève de la faim illimitée jusqu’à leur transfert au territoire du Sahara Occidental.
Cette situation nous inquiète fortement, nous craignons pour la santé des prisonniers. Pour mémoire le Comité contre la torture de l’ONU (CAT) a condamné le Maroc pour torture sur Naâma Asfari.
Communiqué de presse de Naâma Asfari : http://www.icsft.net/10487/
« Mieux vaut mourir dans la dignité que vivre sans elle » Naâma Asfari
Carte des prisons
Dernière mise à jour : AVRIl 2018
Communiqué de Presse – 13 mars 2018 – Le procès des 15 étudiants sahraouis du groupe dit El Uali
Ce mardi 13 mars 2018, le procès des 15 étudiants sahraouis du groupe dit El Uali s’est ouvert devant la Cour d’Appel de Marrakech. Mais à peine ouvert, il a été ajourné au 10 avril 2018.
L’audience, à laquelle ont assisté tous les étudiants, a commencé par l’identification des détenus sahraouis avant l’intervention de la défense constituée de 4 avocats sahraouis. Les allégations de la défense reposaient sur les arguments suivants :
- Les membres de la famille n’ont pas été avertis lors de l’arrestation des étudiants
- Conditions de détention illégales.
- Les étudiants ont signé leurs aveux sous la contrainte, et certaines de leurs signatures sont des faux
- Les détenus ont été insultés et humiliés
- Absence de flagrant délit
- Demande d’une expertise médicale pour le détenu politique Abdelmoula Elhafidi
Le Maroc expulse deux avocates défenseuses des détenus sahraouis
Ce que nous redoutions hier matin 13 février – voir notre communiqué – est arrivé : Maître Ingrid Metton et Maître Olfa Ouled ont été expulsées dans l’après-midi du territoire marocain.
Elles décrivent comment cela c’est passé :
« Lundi 12 février 2018, nous avons été interpellées à la descente de notre avion à Casablanca à 20h40. Nos passeports ont été confisqués. Nous avons été retenues sans motif et sans aucune notification jusqu’au lendemain 14h avant d’être expulsées du territoire.
Pendant plus de 18 heures, nous avons été placées sous escorte policière au sein de la zone internationale de l’aéroport de Casablanca et laissées sans information.
Cette détention arbitraire n’a pas pu être contestée par nos confrères marocains, en l’absence de toute décision écrite. Nous ne recevrons aucune visite des autorités compétentes, notamment consulaire. »
Pourtant, la Convention de Vienne à laquelle la France est partie stipule que les autorités diplomatiques ou consulaires doivent rendre visite aux citoyens retenus, à partir du moment où elles en ont été prévenues – ce qui a été le cas dès lundi soir 12 février…
Le Maroc n’en finira-t-il donc jamais d’agir en toute impunité, avec le silence et la passivité des autorités de notre pays ?
Communiqué de Presse – 19 juillet 2017 – Le Makhzen dans sa cruelle vérité : une justice servile au service de l’occupation du Sahara occidental
19 juillet 2017, 6h du matin, la Cour d’Appel de Rabat rend son verdict : vingt des vingt-quatre prisonniers sahraouis du groupe dit de Gdeim Izik, sont condamnés aux mêmes peines de prison que celles données en 2013 : 25 ans à la prison à perpétuité.
Communiqué de Presse – 11 juillet 2017 – Des Prisonniers politiques – Groupe Gdeim izik
Nous, prisonniers politiques sahraouis de Gdeim Izik, déclarons que les autorités marocaines nous obligent, par la force à assister à notre simulacre de procès, et ce, depuis que nous avons décidé de boycotter et refuser de participer à cette mascarade.Nous sommes aussi conscients que les divers reports de ce pseudo procès visent à épuiser et décourager la solidarité et l’assistance que nous apporte nos familles, la société civile sahraouie, les observateurs d’à travers le monde, les organisations internationales.Depuis la décision de la cour suprême de casser les jugements arbitraires du tribunal militaire, nous n’avons cessé d’être la cible de divers campagnes de désinformation et de « preuves » montées de toute part par les autorités policières, juridiques ainsi la machine médiatique makhzeniennes.Au vu de ce qui a précédé :Nous appelons les militants sahraouis, observateurs internationaux, associations, avocats, journalistes ainsi que tous les sympathisants et solidaires de la liberté et des droits de l’Homme d’assister massivement aux séances de ce « procès » afin de mettre la lumière sur les exactions de l’occupant marocain et les aberrations de son système judiciaire corrompu et qui est au service du makhzen et, aussi, faire pression sur les autorités marocaines pour nous rendre nos droits et notre liberté.