Catégorie : GRÈVES DE LA FAIM

ACTUALITÉS – 1er octobre 2026

GRÈVES DE LA FAIM

9 Prisonniers sahraouis du Groupe de Gdeim Izik ont entamé le 23 septembre 2026 une grève de la faim illimitée.
Pour suivre cette actualité et participer aux actions de soutien pour les prisonniers, vous pouvez consulter :
* le Facebook des Amis de la République Sahraouie : https://www.facebook.com/people/Amis-de-la-République-Sahraouie/100064551645481/
* les réseaux sociaux de la Marche pour Liberté sur  Instagram, Facebook ou X

Pour mémoire :
En 2023, le groupe de Travail sur les détentions arbitraires des Nations Unies publie un Avis (lien avec l’Avis : A/HRC/WGAD/2023/23 concernant les prisonniers de Gdeim Izik qui dénonce leur détention arbitraire depuis 2010 et demande leur libération.

Non seulement le Maroc ne met pas en œuvre cette libération mais il  durcit encore les conditions de détention des détenus sahraouis : droit de visite des familles non respecté et négligences médicales graves. En effet, les détenus souffrent de pathologies diverses suite aux tortures subies lors de leurs arrestations (attestées par le Comité contre la Torture des Nations unies) et aux nombreuses grèves de la faim menées pour dénoncer les violations incessantes de leurs droits fondamentaux.

Depuis le début de l’année 2026, les grèves d’avertissement de 48 heures se sont multipliées.

Naâma Asfari a conduit une grève de la faim du 8 juin  au 27 juillet 2026.
Le 8 juin Naâma Asfari se met en grève  illimitée pour obtenir le respect de l’Avis du groupe de Travail et demander la libération de tous les prisonniers. Il cessera cette grève le 27 juillet après la promesse de la Délégation générale de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion (DGAPR) de procéder à son rapprochement avec sa famille et de poursuivre les négociations. Le Maroc ne donnera pas suite à cette promesse.

Sahara occidental/Maroc – Grève de la faim – Grève de la dignité.

Naâma Asfari, prisonnier politique sahraoui, entame ce 11 mai une deuxième grève de la faim d’avertissement de 48 heures à la prison centrale de Kénitra (Maroc). Il annonce qu’il pourrait engager une grève illimitée à compter du 20 mai si ses revendications ne sont pas satisfaites.

Depuis 3 ans, l’État marocain n’a appliqué aucune des recommandations demandées par le Groupe de Travail contre la Détention Arbitraire de l’ONU (WGAD) dans son Avis  n° 23/2023  concernant les prisonniers du groupe de Gdeim Izik.

« La grève est devenue une nécessité et un devoir d’action contre l’injustice et l’illégalité de notre détention » écrit Naâma Asfari. « Au contact des pires épreuves d’indignité, on peut réussir à faire émerger l’irréductible de la dignité et à le partager avec d’autres »

La Ligue pour la protection des prisonniers politiques sahraouis (LPPS) rappelle les obligations juridiques du Maroc et appelle la communauté internationale à intervenir afin de garantir le respect des droits des prisonniers politiques sahraouis dans les prisons marocaines.

Pour mémoire, les prisonniers du Groupe de Gdeim Izik ont été condamnés à de lourdes peines (de 20 ans à perpétuité) au terme de procès jugés inéquitables par la communauté internationale. À 8 reprises, le Maroc a été condamné par le CAT (Comité contre la torture des Nations unies) pour des aveux extorqués sous torture sur les membres du Groupe Gdeim Izik dont Naâma Asfari et le Groupe de Travail contre la Détention arbitraire a émis 6 avis concernant le Groupe Gdeim Izik, tous exhortant le Maroc à libérer immédiatement ces détenus.

Paris, le 10 mai 2026.