Le Comité des Nations Unies contre la torture (CAT) a conclu que le Maroc avait violé la Convention contre la torture dans l’affaire du défenseur sahraoui des droits humains Abdelmoula El Hafidi, en raison des conditions de sa détention à la prison d’Aït Melloul.
Après avoir étudié le dossier (la plainte du détenu en 2022 et la réponse du Maroc), le CAT a estimé que ces conditions constituaient un traitement dégradant et a appelé les autorités marocaines à prendre des mesures de réparation et à garantir la non-répétition de telles violations.
Pour mémoire, El Hafid avait été arrêté le 16 avril 2016 à Boujdour après des manifestations sur un campus universitaire à Marrakech et condamné à dix ans d’emprisonnement. En 2019, le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire avait conclu que la privation de liberté d’ El Hafidi était arbitraire.
Après la libération d’ El Hafidi (au terme de 10 ans de détention arbitraire) le 17 avril 2026, les autorités marocaines se sont livrées à des représailles systématiques à l’encontre de l’ancien prisonnier et de sa famille, entre autres l’ encerclement du domicile familial par les forces de sécurité.
CAT/C/84/D/1134/2022 du 28 mai 2026 pour Abdelmoula El Hafidi