Sahara occidental/Maroc – Grève de la faim – Grève de la dignité.

Naâma Asfari, prisonnier politique sahraoui, entame ce 11 mai une deuxième grève de la faim d’avertissement de 48 heures à la prison centrale de Kénitra (Maroc). Il annonce qu’il pourrait engager une grève illimitée à compter du 20 mai si ses revendications ne sont pas satisfaites.

Depuis 3 ans, l’État marocain n’a appliqué aucune des recommandations demandées par le Groupe de Travail contre la Détention Arbitraire de l’ONU (WGAD) dans son Avis  n° 23/2023  concernant les prisonniers du groupe de Gdeim Izik.

« La grève est devenue une nécessité et un devoir d’action contre l’injustice et l’illégalité de notre détention » écrit Naâma Asfari. « Au contact des pires épreuves d’indignité, on peut réussir à faire émerger l’irréductible de la dignité et à le partager avec d’autres »

La Ligue pour la protection des prisonniers politiques sahraouis (LPPS) rappelle les obligations juridiques du Maroc et appelle la communauté internationale à intervenir afin de garantir le respect des droits des prisonniers politiques sahraouis dans les prisons marocaines.

Pour mémoire, les prisonniers du Groupe de Gdeim Izik ont été condamnés à de lourdes peines (de 20 ans à perpétuité) au terme de procès jugés inéquitables par la communauté internationale. À 8 reprises, le Maroc a été condamné par le CAT (Comité contre la torture des Nations unies) pour des aveux extorqués sous torture sur les membres du Groupe Gdeim Izik dont Naâma Asfari et le Groupe de Travail contre la Détention arbitraire a émis 6 avis concernant le Groupe Gdeim Izik, tous exhortant le Maroc à libérer immédiatement ces détenus.

Paris, le 10 mai 2026.

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