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Communiqué de Presse – 16 avril 2018 – Claude Mangin-Asfari expulsée du Maroc pour la 4e fois !

Lundi 16 avril à 19h, Claude Mangin Asfari partie à Rabat ce matin est déjà de retour, la police marocaine, ils étaient 6 à la descente de l’avion, ne l’a même pas autorisée à sortir. Expulsée et refoulée de suite, pour la quatrième fois!

Notre amie, Claude Mangin-Asfari, épouse d’un des prisonniers politiques sahraouis du groupe dit de Gdeim Izik, est interdite depuis près de deux ans d’entrer au Maroc pour visiter son mari, Naama Asfari

A bout de peine et de sentiment d’injustice elle a voulu braver ce 16 avril l’interdiction, a repris l’avion mais son entrée au Maroc vient d’être refusée pour la 4e fois !

Claude Mangin-Asfari est depuis toujours aux côtés de son mari pour défendre le droit du peuple sahraoui à dire en toute liberté ce qu’il veut devenir. C’est sans doute cet engagement que le Royaume veut punir en lui interdisant tout contact avec son mari, détenu depuis 7 ans.

L’Association des Amis de la RASD et toutes les associations en France et en Europe solidaires avec les Sahraouis ou simplement attentives à l’application d’un droit élémentaire, le droit de visite d’un parent prisonnier, dénoncent cette nouvelle expulsion et déclarent leur total soutien à toutes les initiatives que pourra prendre Madame Mangin-Asfari, pour pouvoir entrer dans la prison de Kénitra où se trouve enfermé son mari.

Rappel : Depuis qu’il a envahi le Sahara occidental, ancien Sahara espagnol, le royaume du Maroc exerce une cruelle répression contre toutes les expressions publiques s’opposant à son occupation. Cette répression a pris depuis 1976 de multiples formes , disparitions forcées, prisons avec ou sans procès, tortures et traitements cruels au moment des arrestations et dans les prisons. Il s’agit pour la puissance occupante d’empêcher toute expression en faveur de l’autodétermination. Le groupe des prisonniers sahraouis dit de Gdeim Izik, arrêtés après le démantèlement en novembre 2010 de ce camp de la liberté, a été condamné à de lourdes de peines (de 20 ans à perpétuité) au cours de deux procès à charge, en 2013 et 2017, où n’a compté que leur condamnation politique qui devait être exemplaire. Tous mènent depuis leur emprisonnement des combats à l’intérieur de la prison et ont témoigné avec courage, à leurs procès, de leur attachement au droit à l’autodétermination et à l’indépendance du peuple sahraoui.


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