Actualités janvier-mars 2026

En ce début d’année, la situation des prisonniers politiques sahraouis est toujours aussi préoccupante. Plusieurs familles de prisonniers du Groupe de Gdeim Izik ont alerté sur les très mauvaises conditions de détention, les refus de soin et les traitements dégradants.

Au terme de 10 ans de détention politique, 3 étudiants du Groupe El Ouali ont été libérés.

Le procès en appel de deux étudiants d’Agadir s’est tenu le 26 février 2026.

Conditions de détentions

Le 24 janvier, appel de la famille de Ibrahim Ismaili dont l’état de santé se détériore en raison de négligence médicale et d’absence de soins.

Le 26 janvier, on apprenait qu’une Communication conjointe des Rapporteurs des Nations Unies (AL MAR 8/2025 de novembre 2025) concernant Mohamed Embarek Lefkir  a été adressée aux autorités marocaines en raison de l’état de santé du prisonnier et de la limitation des visites familiales.

Le 6 février, la famille de Ahmetou Lakewairi a dénoncé les harcèlements et mauvais traitements infligés à leur fils emprisonné avec des droits communs et soumis à des traitements dégradants.

Libération de prisonniers politiques sahraouis.

* Prisonniers du Groupe El Ouali

 Ces 3  libérations sont intervenues au terme de 10 années de détention politique.
Le 25 janvier libération d’El Kantaoui Elbar et le 3 mars libération de Mohamed Dadda.
Le 6 février 2026, la libération de d’Aziz el Ouasidi a été accompagnée d’un éloignement forcé.

* Le 29 janvier, libération d’Ayman El Yatribi arrêté en 2024 et condamné à 2 ans d’emprisonnement « en raison de son engagement, de sa mobilisation et de son militantisme au sein des universités marocaines, ainsi que de sa solidarité constante avec le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance, et avec les prisonniers politiques sahraouis détenus dans différentes prisons marocaines. » (CODESA).

Procès en appel de 2 étudiants arrêtés à Agadir fin septembre 2025.

Pendant la Marche pour la libération des prisonniers politiques sahraouis (Paris-Kénitra – avril -mai 2025), les étudiants sahraouis des territoires occupés ont suivi avec attention toutes les  étapes, partageant les nouvelles sur leurs pages Facebook liées aux coordinations étudiantes sahraouies. À Agadir, plusieurs activités de sensibilisation ont été organisées dans le campus universitaire : réunions, diffusion de tracts, affichage de photos et de slogans de soutien.

Deux de ces militants étudiants, Salah Eddine SABBAR et Brahim BABAIT, arrêtés par la police marocaine, ont été condamnés le 17 décembre 2025 à 8 mois de prison ferme pour leur engagement militant à l’université, suite à la plainte abusive déposée par le doyen de la Faculté de droit de l’Université Ibn Zohr d’Agadir. La LLPS a dénoncé cette condamnation pour opinions et positions politiques pacifiques en faveur de la cause sahraoui.

En janvier 2026, Salah Eddine SABBAR et Brahim BABAIT ont entamé une grève de la faim de 48 heures pour dénoncer les violations de leurs droits et les mauvais traitements dont ils étaient victimes.

Le 26 février dernier, en appel, leur peine de prison a été réduite à 6 mois mais ils devront s’acquitter d’une amende de 1500 €.

16 mars 2026.
Sources : LPPS (Ligue pour la Protections des Prisonniers Politiques sahraouis dans les prisons marocaines – CODESA (Collectif des Défenseurs Sahraouis des Droits Humains au Sahara Occidental – Equipe Media – SPRASD – (Sahara Press Service-RASD)

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