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Cartographie AARASD

Groupe dit de « Gdeim Izik »

A l’issue du procès devant une cour militaire à Rabat en 2013, les 24 militants sahraouis accusés d’avoir assassiné des membres des forces de l’ordre marocaines, en 2010 au Sahara occidental, lors du démantèlement du camp de protestation de Gdeim Izik, ont été condamnés par un Tribunal Militaire à de lourdes peines d’emprisonnement, de 20 ans à la perpétuité, sur la base d’aveux signés sous la torture. De l’avis de l’ensemble des associations internationales des droits de l’homme, ces peines sont politiques et visent des responsables sahraouis qui militent pour un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui conformément aux à l’accord de cessez-le feu signé en 1991.

Les tortures, détentions arbitraires et condamnations des détenus de Gdeim Izik ont été dénoncées par le Comité contre la torture, le Rapporteur spécial des Nations unies sur la torture et le Groupe de travail sur la détention arbitraire.  La détention arbitraire de chacun des membres du groupe a été traitée dans une communication conjointe publiée par les Procédures Spéciales des Nations Unies le 20 janvier 2017 (AL. Mar 3/2017). Le texte souligne que le groupe de défenseurs de Droits Humains a été arrêté et détenu en violation de sa liberté d’expression et de sa liberté de rassemblement dans le camp de Gdeim Izik. Avant cela, le Groupe de travail sur les Détentions Arbitraires de l’ONU avait noté les conditions de détention déplorables et les témoignages de torture faits par les prisonniers de Gdeim Izik dans leur rapport de 2014 par pays (A/HRC/27/48/Add.5)

En 2016, la majorité des membres entame une longue grève de la faim pour exiger la révision de leur procès devant un tribunal civil et le droit à un référendum d’autodétermination du peuple Sahraoui. En 2017 s’est tenu à Rabat, devant un tribunal civil, un 2ème procès, maintes fois reporté, qui se solda en juillet 2017 par des peines plus lourdes encore pour la plupart des prévenus. Ceux-ci ont été ensuite dispersés dans plusieurs prisons marocaines où ils sont souvent maltraités, mêlés à des détenus de droit commun ou mis en isolement. 

Leur lutte continue, encore aujourd’hui, pour le droit à l’organisation d’un référendum d’autodétermination et une amélioration de leurs conditions de vie en prison, par des grèves de la faim répétées mettant gravement en danger leur santé, et même leur vie.

Les détenus, les organisations internationales DDH, et les associations sahraouies demandent la libération immédiate de tous les prisonniers condamnés après des aveux extorqués sous la torture.